ce que font les mains, les yeux

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Evoquer l’ univers flottant au musée de l’eau de Lisbonne …

Cette série  de montages est issue de quelques photos perso prises  au musée de l’eau de Lisbonne  ( EPAL )…

Une installation, ( fort peu entretenue, au passage ),  montre un assemblage de plaques miroitantes  évoquant une  surface liquide,  dans laquelle  se reflètent  ciel , branches  d’arbres, et zones ensoleillées  (  une  des photos  d’origine ).musée de l'eau _03.JPG

Le nom de l’auteur figure sur place, mais je n’ai pas pris soin de le noter… ( je m’attendais à trouver facilement des renseignements  sur les sites, …  – or il n’en est rien )…

 

J’ai choisi de mélanger les photos originales , à l’aide  d’un logiciel créant des panoramiques.  Je me suis  servi de la base  photographique  comme  d’un élément “brut”, permettant de composer des images  irréelles, où on reconnait des bribes  d’éléments  du musée ( extraits de machines à vapeur  du XIXè siècle ), avec ces reflets  sur l’installation.

Pan 25.JPG

On perd ainsi les repères, et on en arrive  à un espace flottant, bien dans l’esprit de l’eau auquel se réfère le musée.

Panorama 10.JPG

 

Panorama 11.JPG

 

Pan 38.JPG

un ensemble où les éléments figuratifs se confondent  avec ceux plus “abstraits”, des reflets, feuillages…

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Pan 02.JPG

Pan 16.JPG

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Pan 24.JPG

Toutes photos  prises  en octobre  2017.

Montages :   novembre 2017 .

 

RC

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les lumières d’ Edward Hopper

On sait que le peintre américain travaillait sur la lumière, notamment  les découpes  qu’elle crée  dans les intérieurs…

 

je ne résiste pas  au fait de copier l’article de fubiz,

qui nous rend certains  de ces tableaux  en animation ” lumineuse”

 

 

Tres de Mayo de Goya – de multiples variations

On sait que Picasso, grand peintre et grand  connaisseur  de l’histoire de l’art, fit de nombreuses variations  sur les oeuvres picturales de ses prédécesseurs:

par exemple sur  les ménines de Vélasquez.

 

D’autres après lui, et toujours concernant l’Espagne,  ont reproduit cette attitude:  voir  l’artiste Manolo Valdès ( qui a repris plein d’images connues du domaine de l’art, en entre autres celles de Picasso, justement, Matisse, Rubens … ).

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peinture et sculpture: Manolo Valdès

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Mais concernant l’apprentissage en Arts Plastiques, il est important de connaître les grandes époques de l’art, mais aussi de s’y confronter de façon plus précise, en se rapprochant de l’ambiance qui se dégage de l’oeuvre…

 

C’est donc le cas du Tres de Mayo, où deux classes de 4è de collège ont oeuvré dans le cadre d’une action commune avec leur professeur d’histoire .

Avec ce lien menant à un pdf , j’en montre les diverses facettes, et diverses approches:

on constate que à partir  d’un même  sujet et d’une même  oeuvre,  chaque enfant exprime quelque chose de différent … comme la vie  qu’ils seront amenés à conduire…

autre variation sur la peinture  de Goya, celle  de l’artiste chinois  Yan-pei-Ming

 

lumière sur les causses ( RC )

La photographie  rejoint les  arts plastiques  “manuels”.

 

Il s’agit bien de repérer les formes, contrastes  et sources de lumière,

comme ces photos  que  j’ai mises  sur  photo-loz...

PICT0061.JPG

un hameau au-dessus  de Barjac, vallée  du Lot

Mejean  Causse   -  13.JPG

la “steppe” du causse Méjean

Le tout orchestré, dans quelques centimètres carrés – ( RC )

mj   A  -  05 comme Valensole  horizontal.jpg

peinture :  détail de peinture  1992    RC

 

 

Un peu de peinture frottée,
quelques touches posées,
         et que sourde la lumière
inventée par la mer,
et les ors se répandent
jusque dans les lavandes :

tu as rêvé d’un soleil
traversant le sommeil
de la toile :
le chuchotement des étoiles
émergeant peu à peu
de tout ce bleu :
la grande épure
des blés mûrs :

Le grand accord
donné à leurs ors .
La mer jaune des mimosas
et des champs de colza ,
la chanson secrète
          – les couleurs de la palette –
qui, sous l’été, crépitent
         – un espace sans limite –
( le tout orchestré
dans quelques centimètres carrés )


RC – mai 2017

Marcel Duchamp , l’interview – ( RC )

  • Afficher l'image d'origine
    Il est toujours intéressant  d’entendre  un artiste parler  de ses oeuvres  et de sa  démarche:
    c’est  le cas  de cette interview  de 1968 où l’auteur  répond ( in english ),  aux questions  qu’il lui sont posées sur son oeuvre…
    intéressant mais quelque peu contradictoire...pour les ready made ( il suffit de déclarer qq chose art pour que cela le devienne…
    puis chacun a la potentialité d’être artiste
    — mais il est nécessaire de signer l’objet ( ready made)… et de limiter son nombre à 8 exemplaires.. – que seuls quelques collectionneurs pourront acquérir…)

    ( cela revient à dire que ces objets banals     – par leur statut d’art et leur nombre réduit ) deviennent sacralisés, – à l’identique de chefs – d’oeuvre  qui atteignent des sommets,          à cause,        justement , de leur  rareté
    ( alors que Duchamp conteste la sacralisation de l’art...)

    faut savoir ce qu’on veut .

    De là, une grosse ambiguité, dont le marché de l’art s’est immédiatement emparé ( et surtout les gens sans talent, qui, ne pouvant être suffisamment novateurs ou intéressants dans l’art dit “rétinien”, c’est-à dire visuel, ( comme le dit M D ) -présentant un intérêt plastique visuel  -, se mettent à déclarer tout -et n’importe quoi – ART  – ne pas oublier les Majuscules )
    — et comme les institutions du genre FRAC  CNAC et musées divers et variés  qui fleurissent- sont terrorisés à l’idée d’être pris pour des incapables, ( ce ne serait pas la première fois )  —ils valorisent ce qui (trop souvent ) ne mérite pas de l’être .. et chaque fois en ressortant l’attitude de Duchamp, qui évidemment avait un intérêt dans le contexte de l’époque, ne serait-ce que pour choquer le public ordinaire ou le monde bien-pensant … pour inciter à une  réflexion,                              au-delà du seul pictural 

    sauf que ça n’en a que très peu aujourd’hui.

    Je serai intéressé de savoir ce que vont devenir et oeuvres ainsi acquises ” les yeux fermés” ( puisque sans effet rétinien) par exemple les oeuvres dites  “conceptuelles ”  -dans un siècle

    .. cela passera pour une escroquerie orchestrée par les marchands et soutenue par l’institution…
    et qui aura utilisé l’argent public à des fins, pas toujours en rapport avec le côté “plastique”
    – car si on parle d’arts Plastiques.. on s’attend quand même à ce qu’il y ait une recherche en rapport …

    Et si on se réfère encore à Marcel Duchamp ( comme ces institutions )… il déclarait aussi que “l’art est mort “… donc les institutions qui en proposent seraient mortes également et n’auraient plus lieu d’être… ( et encore moins les productions qui nous viendraient après Duchamp ).

    Ceci dit il faut se méfier des déclarations  péremptoires, même  si elles  viennent  de grands  artistes  qui n’ont pas  vocation à devenir obligatoirement  les penseurs  de leur  époque.
    Rappelons  que  dans les années 60,  MD  était complètement ignoré en Europe, passait pour un joyeux  farceur ( dadaïste qu’il fut ! ),
  • – sauf  qu’il influença quand même pas mal de jeunes  artistes  aux  USA  qui allaient  devenir  des chefs  de file de l’action painting, et des compositeurs  comme John  Cage, des chorégraphes comme Merce Cunningham  –  donc  des  “pointures”, comme on dit .
  • Si on parle de la résurrection de MD  comme penseur  de l’art contemporain par  les institutions, on peut  comprendre  qu’il s’agisse de  “récupérer certaines positions  de Duchamp”, pour en faire un dogme,  et justifier par là des choix  ( qui, s’ils  étaient  si pertinents  que ça, n’auraient  pas  à être justifiés, et seraient une  évidence )

  • En résumé les “penseurs” de l’art contemporain, qui nous bassinent avec leurs références, feraient mieux de saisir toute l’ambiguïté de la chose.
    Mais – et surtout quand  on est une institution -, quand  c’est inscrit dans les manuels et encyclopédies,      on n’aime pas trop se remettre en cause.
    RC

Des bronzes anciens de Sardaigne

L’art s’est  toujours  nourri des recherches  formelles des civilisations passées.

On connait l’exemple de Picasso par rapport  à l’art africain,

on peut être tenté  de faire  le rapprochement  de celui de Giacometti avec les statuettes de bronze  étrusques, filiformes aussi, et que A G  ne pouvait ignorer.

voir cette  statue  de la fondation Giacometti, comparée à un “modèle”  étrusque:

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Dans la structure,encore plus frappants l’affinité des chars

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etruscan sculpture:

Mais  au niveau des personnages  filiformes, on peut  aussi se rapporter aussi à la civilisation méditerranéenne nuragique, de Sardaigne   , dont on peut voir encore certains de ces complexes de tours fortifiées appelées nuragues (lien )

Au musée de Cagliari, notamment,  quantité de figurines de bronze dont j’ai fait un certain nombre de croquis ( sur place  )brz  02  .jpgbrz  01  .jpg

des animaux  aux formes  très épurées  intégrées parfois à des objets utilitaires  ( poignées de couvercles )brz  an 02  .jpgbrz  an 03  .jpgfig    03 .jpg

des statuettes  votives ( personnages style prêtre, ou “orants”)brz  p o 01  .jpgbrz  p o 03  .jpg